Restos du cœur 92 : «avant on refusait des volontaires, aujourd’hui on en manque»

Article de Corentin Lesueur paru dans le Parisien du  26 novembre 2018
Bernard Roussel

Alors que débute la 34e campagne des Restos du cœur, Bernard Roussel, président de l’antenne départementale des Hauts-de-Seine, alerte sur les besoins humains et financiers de l’association.

La campagne d’hiver débute, elle concernera combien de bénéficiaires dans les Hauts-de-Seine ?

BERNARD ROUSSEL. Année après année, la tendance est à l’augmentation du nombre de bénéficiaires. En 10 ans, on est passé de 12 000 à 15 000 personnes reçues. On ne sait pas encore s’il y en aura encore plus pour cette campagne. On espère que non.

Activités Restos deu Coeur 92

Les bénévoles font état d’un fort « turnover » chez les bénéficiaires…

On a beaucoup de gens logés par le 115, déplacés en permanence d’une partie à l’autre de la banlieue et qui, au gré de ces mouvements, changent de centre. On accueille donc une population extrêmement mobile, mais ça ne signifie pas qu’ils sortent de la précarité.

Leur profil évolue-t-il ?

Ici comme ailleurs, on constate une augmentation du nombre de jeunes femmes seules avec enfant(s). C’est aussi vrai pour les retraités. Ils sont de plus en plus présents, malheureusement, même dans une zone urbaine. C’est difficilement acceptable.

Disposez-vous des moyens suffisants pour faire face à cette augmentation des besoins ?

Même si le nombre de bénévoles a lui aussi grandi, on commence à plafonner. A une époque, on refusait des volontaires. Aujourd’hui on en manque.

Financièrement, c’est également de plus en plus difficile car les subventions ont tendance à baisser. Pour la première fois cette année, on est en pertes au niveau de l’association départementale : moins 5 000 €.

Outre la distribution alimentaire, quelles sont les autres aides dispensées par l’association ?

On a développé les cours de français. C’est essentiel pour espérer se réinsérer. On a aussi un partenariat avec le tribunal et le barreau de Nanterre qui permet d’assurer des permanences d’avocats dans nos centres. Ils aident pour des problèmes aussi simples que le non-versement d’une pension alimentaire ou l’expulsion d’un logement.

A Colombes, les Restos réchauffent aussi le cœur des bénévoles

Article de Corentin Lesueur paru dans le Parisien du 26 novembre 2018
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Alors que s’ouvre la 34e campagne d’hiver, reportage dans un des centres des Hauts-de-Seine où l’association profite aussi bien aux bénéficiaires qu’à ceux qui les accueillent.

Jour de rentrée oblige, le chef, Jean-Marc Lauriol, avouait une certaine « fébrilité », quand les petits nouveaux prenaient lentement leurs marques, ce lundi matin, au milieu d’une équipe pas encore rodée. Pas le temps pour autant de se perdre en rêvasseries ou de prolonger les présentations : 133 familles sont venues récupérer leur colis alimentaire, au local des Restos du cœur de Colombes, à la veille du lancement de la 34e campagne d’hiver de l’association.

« C’est pas mal pour un lancement, décrypte, Jean-Yves, préposé à l’informatique. Ensuite, on sera sans doute plus près des 200 services quotidiens que des 100. »

A cheval entre la réserve alimentaire et les tables dressées à l’entrée, Jean-Marc livre ses consignes entre deux blagues. Le responsable du site est sur le pont depuis trois semaines. Avec une poignée de bénévoles, il a géré les premières inscriptions. Au petit matin, ce lundi, 300 familles étaient déjà dans les registres du centre. 800 sont attendues sur l’ensemble de la campagne.

Au doigt mouillé, l’ancien consultant en informatique estime que près de la moitié des bénéficiaires ne reviennent pas d’une année sur l’autre. « Certains parce qu’ils s’en sortent, et ça, y’a rien de plus beau, souffle-t-il. D’autres changent de centre. Ces personnes sont loin d’être aussi statiques qu’on les caricature parfois. »

Michel, 69 ans, règne en maître dans l'entrepôt du site. En 10 ans, il a vu l'explosion de la précarité : "Avant on recevait les palettes par 10, maintenant c’est par 18".
Michel, 69 ans, règne en maître dans l’entrepôt du site. En 10 ans, il a vu l’explosion de la précarité : « Avant on recevait les palettes par 10, maintenant c’est par 18 ».

Si la vingtaine de bénévoles (sur 80) présents ce lundi louent en chœur la « volonté de donner aux autres » pour justifier leur engagement, ils ne cachent pas non plus la joie de se retrouver. L’association aide les plus démunis mais elle offre aussi une activité et du lien social à ceux qui les accueillent.

« Je pensais qu’on était dans un pays développé »

Bénévole depuis dix ans, Michel explique son arrivée dans le centre : « En retraite, je m’ennuyais sévère. Je n’avais rien à faire à part tondre mon petit terrain, 30 minutes à tout casser. Alors j’ai demandé à mes gamines de me trouver une activité. C’est tombé sur les Restos. »

L’ancien manutentionnaire livre ses repères pour illustrer l’explosion de la précarité. « Avant on recevait les palettes par 10, maintenant c’est par 18, chiffre le maître des stocks. Et l’entrepôt était deux fois plus petit. »

Arrivé aux Restos en septembre pour les mêmes raisons – « en retraite je ne servais plus à rien » -, Christian dit lui avoir été « effaré » et « sidéré » lors de ses premiers échanges avec les bénéficiaires. « Je ne m’attendais pas à ça, confie l’ancien cadre bancaire, chargé de conditionner les nuggets. Je pensais qu’on était un pays développé et là je découvre des gens complètement à la ramasse. Certains ne maîtrisent même pas les bases de leur langue maternelle. »

Responsable du site de Colombes, Jean-Marc (à dr.) attend près de 800 familles pour cette 34e campagne.
Responsable du site de Colombes, Jean-Marc (à dr.) attend près de 800 familles pour cette 34e campagne.

Pour faire face à la demande, Jean-Marc peut compter sur l’arrivée de nouveaux bénévoles. 23 ont rejoint les rangs lors de la dernière campagne. Il en faudrait plus encore pour développer les activités du site, dont les murs gagneraient à être poussés.

« On aimerait vraiment développer l’accès à l’informatique, complète le responsable. La fracture numérique est une réalité pour les plus pauvres. On va voir pour organiser des plages horaires le week-end. »

D’ici là, Jean aura peut-être rendu son badge. Le jardinier de 21 ans, sans boulot faute de permis, n’attend que sa réussite à l’examen pour. En attendant, il distribuait lundi les conserves en binôme avec Joëlle, 65 ans. Comme les autres, la retraitée est ici « pour avoir une vie sociale ». « C’est aussi un engagement sentimental, ajoute-t-elle. Une personne que j’aimais beaucoup s’était engagée dans les Restos. Quand elle est décédée, je me suis dit qu’il fallait que je prenne la relève. »

Arrivé aux Restos en septembre, Christian, ancien cadre bancaire, dit avoir été « sidéré » par la situation de certains bénéficiaires.

34ème campagne des restos du cœur

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La 34e campagne des Restaurants du Cœur commencera le 27 novembre.
Celle-ci sera la première sans Véronique Colucci qui accompagnait et guidait notre association depuis l’origine et qui nous a quittés au printemps 2018. Gageons que le souvenir de cette militante infatigable de la fraternité accompagnera longtemps les bénévoles des Restos.

Parce qu’un repas ne suffit pas, les centres des Restos des Hauts de Seine continueront pendant cette nouvelle campagne à porter les diverses actions visant à l’inclusion sociale des familles accueillies (culture, accès aux droits et à la justice, micro crédit, accompagnement scolaire et ateliers de Français).

Les bénévoles s’attacheront à favoriser la parole et à comprendre le mieux possible les attentes des personnes accueillies pour y répondre de la façon la plus pertinente et efficace possible 

Concert de Musique Classique le 4 décembre au Conservatoire de Boulogne

Le mardi 4 décembre 2018 le Conservatoire de Boulogne dédie son concert « Promenade Romantique » aux Restos du Coeur des Hauts de Seine.

Au programme de l’Orchestre Symphonique Amateur ARCANA, du Conservatoire de Boulogne-Billancourt : Moussorgski, Reinecke, Schubert avec Claire Ricateau à la flûte et à sous la direction de Evelyne Aiello.

Le XIXe siècle a apporté aux orchestres une dimension nouvelle, donnant à chaque instrument un rôle expressif nouveau dans le discours musical. Avec leurs couleurs propres les compositeurs russes, allemands et autrichiens ont participé à transformer le paysage orchestral. Tout comme nous le propose Moussorski, « de tableau en tableau », cette soirée prend la forme d’un parcours romantique dans cette Europe centrale si féconde.

Cet unique concert sera donné au profit de l’association des Restos du Coeur des Hauts de Seine.

Début du concert à 20 heures dans le grand auditorium du conservatoire, 22 Rue de la Belle Feuille à Boulogne.

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Campagne d’été 2018

La campagne d’été va commencer dans quelques jours.

Pour les nouvelles périodes et horaires, veuillez consulter votre centre de rattachement des hauts-de-seine,  dans le tableau listé par commune desservie 

Sur ce tableau, il est possible d’effectuer:

  • Une recherche en saisissant le nom de votre commune.
  • Un tri par communes ou centre de distribution du 92, par simple clic sur le titre des colonnes respectifs.
  • Le nombre de lignes d’affichage fixé à 20 par défaut, peut aussi être modifié.

On compte sur vous pour la collecte nationale 2018 !

La Collecte Nationale 2018 des Restos du Cœur aura lieu les 9, 10 et 11 mars 2018. Cette collecte est devenue un événement incontournable et indispensable pour le maintien et le développement de notre approvisionnement. 

Comme l’an passé et les années précédentes, les bénévoles des Restos du cœur se mobilisent et seront présents vendredi 9 mars, samedi 10 mars toute la journée et dimanche 11 mars (matin) dans vos supermarchés

Cette collecte permet d’assurer l’approvisionnement des distributions alimentaires durant la campagne d’été.

L’association « les Restaurants du Cœur – les Relais du Cœur » des Hauts de Seine a permis pendant la 33ème campagne de distribuer aide alimentaire (1 800 000 repas) et matérielle (couches, produits de puériculture et d’hygiène, jeux pour enfants à Noël et vêtements pour tous).

En outre, nos équipes accueillent les adultes et les enfants pour des actions de réinsertion et de resocialisation telles que l’alphabétisation, le soutien scolaire, le soutien a la recherche d’emploi, l’accès à la justice, à la santé ou aux droits sociaux.

Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles disponibles quelques heures par semaine pour nous aider à la distribution lors des campagnes hiver et/ou d’été ou pour la collecte nationale (bénévole d’un jour).

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Ces journées de collecte s’affirment et se vivent comme des moments conviviaux de solidarité et de fraternité alors peut-être à bientôt !

Pour nous rejoindre à cette occasion, prenez contact avec le responsable du centre des restos le plus proche de votre domicile. Vous le trouverez sur ce site : ici

Dispositif handicapés à St Cloud

Partenariat CEM Garches Restaurants du Cœur de Saint Cloud

HHTous les vendredi, l’équipe des Restaurants du Cœur de Saint Cloud reçoit deux ou trois personnes en situation de handicap qui sont habituellement prises en charge par une structure d’accompagnement à l’insertion professionnelle et sociale au centre d’éducation motrice de Garches. Les personnes sont intégrées à l’équipe des bénévoles des Restaurants du Cœur et participent à la vie du centre, à l’accueil des familles et à la distribution alimentaire.

Les témoignages que certaines d’entre elles ont tenu à écrire suffisent pour attester de la pertinence de ce dispositif…

Témoignage de Coralie

Passer une matinée aux Restos du Cœur de Saint-Cloud, cela m’a beaucoup plu ; le fait de pouvoir aider les gens et me rendre utile est très important pour moi. J’ai pu être aux côtés d’une bénévole pour effectuer différentes tâches bénévoles comme conditionner des bâtonnets de poisson surgelé. Cela consistait à les mettre sous sachet et à distribuer des proportions exactes aux familles. Puis j’ai contribué à donner les denrées alimentaires aux mères de famille dans le coin bébés. Il fallait bien sûr respecter les proportions des aliments en fonction des familles, si elles comportaient plusieurs membres, au niveau des âges et des besoins. Cela m’a confortée dans mon envie de faire du bénévolat tout en respectant mon projet.

Coralie

Témoignage de Marine

Je m’appelle Marine. J’ai trouvé ça intéressant d’aller aux Restos du Cœur. J’ai eu l’impression que je pourrais être utile mais j’ai eu un malaise vis-à-vis des personnes en difficulté. J’ai eu un pincement au cœur et c’est difficile d’être face à eux mais je me suis sentie moins gênée à préparer les courses pour les parents et leurs bébés parce que nous sommes dans une autre salle avec une liste de course ce qu’il faut pour le bébé. Nous ne sommes pas directement confrontés à la personne qui fait ses courses dans les rayons avec toi à côté ; cela met mal à l’aise.

Sinon, j’ai passé un bon moment, j’ai trouvé les bénévoles très agréables.

Marine

Témoignage de Marie

Je m’appelle Marie. J’ai participé au déroulement du bénévolat aux Restos du Cœur. J’ai rempli les stocks de nourriture, ça n’a pas été simple dû à ma mobilité des bras. J’ai été aidée par les bénévoles. J’ai aussi aidé à remplir le tableau des comptes. J’ai trouvé enrichissant d’être venue dans vos locaux ; cela nous apprend le contact et le partage.

Marie

Témoignage d’Audrey

Je trouve qu’aider les gens qui sont dans le besoin, c’est très intéressant car ils n’ont pas grand-chose pour se nourrir, pour s’habiller… La première fois, quand je suis allée avec Corentin, il y avait beaucoup de monde et je ne me sentais pas à l’aise. Je n’osais pas parler mais quand je suis allée avec Corentin pour parler aux bénévoles, ça allait et j’ai pas géré ma fatigue donc, j’étais très fatiguée quand je suis sortie du Restos du Cœur avec Corentin. Quand je suis retournée aux Restos du Cœur, je me suis sentie à l’aise et j’ai pu parler aux bénévoles, aux clients. J’ai osé demander s’ils avaient besoin d’aide et j’ai pu gérer ma fatigue car il n’y avait pas beaucoup de monde. La prochaine fois, j’envisage d’y retourner seule.

Audrey

Témoignage d’Éléonore

J’ai trouvé intéressant la visite aux Restos du Cœur. Là-bas, ça me permet de travailler avec les bénévoles. J’ai aussi appris des choses intéressantes, par exemple ranger la nourriture sur chaque étagère et aussi ça me permet de comprendre les types de nourriture que chaque bénévole donne aux clients. Avec les bénévoles, on me demande de s’aider. J’ai trouvé ça un peu long pour moi, ça m’a fait un peu difficile pour moi de rester au début mais j’ai quand même participé aux Restos du Cœur. Les bénévoles m’ont expliqué qu’il y avait le coté pour les nourritures et l’autre côté pour les nourritures de bébé. J’ai aimé aussi aider une des bénévoles à aller chercher le numéros de chacun des clients. Puis, on m’a expliqué comment ça se passe aux Restos du Cœur, on m’a parlé de la collecte nationale. J’ai remarqué que les bénévoles sont tous solidaires et qu’ils aident beaucoup les personnes qui ont des difficultés. Ils récoltent aussi tout ce qui sert à un bébé.

Éléonore

Recherche Secrétaire Départemental Restos du Cœur 92

Notre association départementale des Hauts de Seine recherche son Secrétaire Départemental.

En relation directe avec le Responsable départemental, il est chargé notamment du suivi juridique de l’association, de la préparation de l’AG, des achats et du suivi de travaux, des statistiques d’activité, du bilan de fin de campagne et du suivi de rentabilité de la ramasse.

La disponibilité moyenne est de l’ordre de 3 demi-journées par semaine, dont au moins 2 au siège de Boulogne. Hors période d’activité des centres, cette disponibilité devrait être moins importante.

Si vous êtes intéressé(e), merci de déposer votre candidature par mail à l’adresse ad92.benevolat@restosducoeur.org

en précisant vos nom, prénom, votre expérience, votre centre Restos et votre numéro de téléphone.

Message de la part de véronique (référent Ressources Bénévoles)

Collecte national dans le 92

La collecte 2017 a été un peu moins importante que l’édition 2016 car l’hypermarché de Montesson dont nous assurions la collecte jusqu’alors a été repris par l’Associcollecte 2ation du 78 qui a ouvert un centre à proximité.

Les bénévoles des Restaurants du Cœur des Hauts de Seine épaulés par les personnes qui se sont mobilisées à cette occasion ( 1162 personnes au total) ont donc collecté 141 tonnes de produits contre 146 tonnes en 2016 dans 74 magasins.

Deux municipalités se sont particulièrement investies dans cette collecte !

  • Asnières, dont le Conseil Municipal des jeunes a collecté 4 tonnes de produits soit 4000 repas.
  • Courbevoie dont le personnel a récolté 4,5 tonnes soit 4500 repas.

Merci à tous les participants pour cet investissement renouvelé et amplifié.collecte 3

Bernard Roussel

A Saint-Cloud, l’avenir des Restos du Cœur est dans le flou

Saint-Cloud, vendredi 17 février 2017. Les bénévoles du centre de distribution des Restos du cœur craignent pour leur avenir. (LP/A.R.)
Saint-Cloud, vendredi 17 février 2017. Les bénévoles du centre de distribution des Restos du cœur craignent pour leur avenir. (LP/A.R.)

Que va-t-il advenir des Restos du cœur à Saint-Cloud ? Les bénévoles du centre, implantés dans un pavillon rue de la Porte jaune, s’inquiètent. Depuis près de 20 ans, ils louent cette maison au conseil départemental, le propriétaire, pour un loyer symbolique de 150 € mensuels. Mais voilà, la convention qui les lie reste « précaire ». « On n’a pas de bail pérenne, souffle Michel Martinez, le responsable local. Ils peuvent nous mettre à la porte quand ils veulent. »

Or, en vingt ans, le pavillon s’est considérablement dégradé. « Le plancher de la salle de distribution commence à s’effondrer. Et la cave où on stocke tous les vivres est desservie par une échelle très dangereuse », observe le responsable. « On ne dispose que d’une seule porte de sortie. Il faudrait en prévoir d’autres pour des raisons de sécurité, complète Jean-Marc Degen, responsable adjoint du centre. Et il y a quelques mois, des morceaux de toit sont tombés. »

L’organisation caritative s’est engagée à financer elle-même les travaux. « Mais il nous faut des garanties qu’on restera », grince Michel Martinez. En décembre, le patron des Restos du cœur du département, Bernard Roussel, a été reçu au conseil départemental. « Il m’a dit qu’il nous fallait louer ou acheter autre chose. Sauf que dans le secteur, c’est hors de prix ! », gronde-t-il.

450 personnes reçues chaque semaine

Chaque semaine, 190 familles – soit 450 personnes, dont 35 bébés – sont accueillies dans le centre de Saint-Cloud, dont dépendent aussi les villes de Garches, Vaucresson et Ville d’Avray. « Les centres les plus proches sont basés à Rueil-Malmaison et à Boulogne-Billancourt. Mais c’est mal desservi », pointe Michel Martinez.

« Je ne sais pas comment je ferai sans ce centre. Tout mon argent part dans mon loyer et je n’ai pas d’autres solutions pour nourrir ma famille, confie Marie-France, 60 ans. Et je n’aurais pas de quoi me payer les transports en commun pour aller ailleurs. »

Le conseil départemental affirme que « les demandes des Restos du cœur sont en cours d’examen ». « Le département recherche des solutions pour permettre la poursuite de leur activité », rassure-t-on. Quant aux travaux, le 92 indique avoir assuré une « mise en sécurité des rives de toitures par la pose de filets de protection pare chute » il y a quelques mois. « Des travaux plus conséquents en couverture, avec le remplacement des tuiles et pour un montant de 33 000 € TTC ont été commandés et seront réalisés en site occupé très prochainement », précise le département.

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