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Hauts-de-Seine. Les Restos du Cœur ont distribué 25% de repas en plus en 2020

Le nombre de repas distribués aux bénéficiaires des Restos du Cœur dans les Hauts-de-Seine a augmenté de plus de 25% en 2020, d’après son Président au niveau départemental.

 

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Par Emma Grivotte Publié le 20 Nov 20 à 13:32 mis à jour le 20 Nov 20 à 13:36

Dans les Hauts-de-Seine, les demandeurs de l’aide alimentaire des Restos du Cœur est en augmentation de 25% sur l’année 2020. (©Illustration / Laurent Renon)

L’épidémie de Covid-19 produit des malades mais également plus de pauvreté. Dans les Hauts-de-Seine, le nombre de repas distribués aux bénéficiaires de l’aide alimentaire des Restos du Cœur a augmenté de 25% en moyenne, malgré des disparités entre communes. Les bénévoles de l’association s’apprêtent à lancer leur campagne d’hiver mardi 24 novembre 2020 pour offrir des vivres et du réconfort aux personnes dans le besoin à l’approche de Noël.

Ce chiffre « correspond à la tendance nationale » d’après le responsable du département, Jacques Latil, Président des Restos du Cœur des Hauts-de-Seine. Il est encore plus élevé à Paris (+30%) et en Seine-Saint-Denis (+40%) d’après le Président au niveau national Patrice Blanc, interrogé hier sur France Inter. Ce dernier devrait d’ailleurs être présent ce mardi au centre d’Asnières-sur-Seine pour le lancement de la campagne.

Treize centres dans les Hauts-de-Seine

Cette augmentation varie selon les villes. À Clamart, le nombre de repas donnés a bondi de 60% et à Boulogne-Billancourt, de 88%. En revanche, le centre de Nanterre a « eu un cas de Covid, donc il a ouvert avec quelques semaines de retard » comme celui du Plessis-Robinson, explique Jacques Latil.

Neuf autres points de distribution seront rouverts la semaine prochaine sur le territoire : Asnières-sur-Seine, Bagneux, Clichy, Colombes, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers, Malakoff, Rueil-Malmaison et Saint-CloudUn camion de l’association distribue aussi des repas à Colombes, et des maraudes sont organisées à Clichy.

Avec l’épidémie de Covid-19, les bénéficiaires récupèrent des sacs de vivres préparés par les 830 bénévoles altoséquanais. Les activités d’aide à la personne, c’est-à-dire la réinsertion dans le monde du travail, l’aide médicale et celle des avocats, sont « aujourd’hui mises entre parenthèses », indique Jacques Latil.

Étudiants et sans-emploi

Sur l’année 2019-2020, environ 20 000 personnes ont bénéficié de l’aide alimentaire dans les Hauts-de-Seine, ce qui représente un million et demi de repas. Avec la crise sanitaire, l’association « voit apparaître de nouveaux publics : des gens qui avaient des petits jobs qu’ils ont perdus, des étudiants qui viennent de Province, sont en région parisienne et scotchés chez eux. À un moment donné, ils n’ont plus assez de quoi manger, donc ils viennent nous voir. »

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« Flux-tendu en permanence »

Il devrait y avoir assez de bénévoles cette année selon Jacques Latil, même si certains ont déserté par peur du Covid-19. Mais l’association a toujours des besoins : « Aux Restos du Cœur, on est sur le fil du rasoir pour tout. C’est en flux-tendu en permanence. On a toujours besoin de dons, de chauffeurs, et de gens prêt à endosser des responsabilités. »

Le président se réjouit néanmoins de la participation des collectivités : « Il y a eu beaucoup de solidarité entre les associations et avec les mairies, et de la part du conseil régional et du conseil départemental. »

Aux Restos du Cœur, un tiers des vivres sont financés par le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) de l’Union Européenne. Il y a aussi les invendus que les bénévoles récupèrent dans les magasinsLes centres départementaux sont par ailleurs alimentés par l’organisation nationale, qui collecte la majeure partie des dons. Ceux-ci, comme toujours, sont ouverts.

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